Obtenir justice en prison demande souvent plus d'une tentative. L'histoire du QLCO de Condé-sur-Sarthe en offre une illustration frappante. En quelques mois, des personnes détenues dont la parole avait d'abord été écartée ont obtenu une injonction contre l'État, confirmée par la plus haute juridiction administrative. À leurs côtés depuis le début, Maître Charly Salkazanov a mené une défense patiente et méthodique.
Inscrit au Barreau du Val-de-Marne, Maître Charly Salkazanov dirige un cabinet situé à Vincennes. Il est avocat en droit pénal, en droit pénitentiaire, en droit des étrangers et en droit d'asile. Il intervient partout en France, y compris en Outre-Mer. Le cabinet accepte l'aide juridictionnelle pour les procédures administratives en droit pénitentiaire.
Dès l'ouverture du QLCO en novembre 2025, les personnes détenues ont dénoncé leur quotidien. Fouilles vécues comme humiliantes, réveils la nuit, brimades. Maître Charly Salkazanov a été l'un des premiers avocats à recueillir leurs témoignages et à les porter devant la justice. Au printemps 2026, il a saisi le tribunal administratif une première fois. Le juge a alors estimé qu'il lui fallait davantage d'éléments pour établir les faits.
Cette exigence de preuve est bien connue en droit pénitentiaire. En détention, les faits se produisent à huis clos. Il n'y a ni caméra accessible au détenu, ni témoin extérieur. Face à une administration qui conteste, la parole d'une personne incarcérée doit être solidement étayée. Maître Salkazanov a donc poursuivi son travail. Il a continué à rassembler les témoignages de ses clients pour construire un dossier plus complet.
Du 4 au 7 mai 2026, des contrôleurs du Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) se sont rendus au centre pénitentiaire sans prévenir. Ils ont recueilli des témoignages de détenus, mais aussi de professionnels et d'intervenants. Le 9 juillet 2026, leurs recommandations en urgence ont été publiées au Journal officiel. Elles décrivent des violences qualifiées de systémiques.
Au moment de cette publication, le garde des Sceaux affirmait encore qu'aucun référé-liberté ni aucun recours n'avait permis de constater une atteinte aux droits des détenus. Quelques jours plus tard, la situation avait changé. Le rapport du CGLPL confirmait ce que les clients de Maître Salkazanov dénonçaient depuis des mois. L'avocat disposait désormais de tous les éléments pour convaincre le juge.
Maître Salkazanov a aussitôt saisi le juge des référés au nom de plusieurs détenus du QLCO. Il a produit des témoignages précis et concordants, appuyés par les constats du CGLPL. Le juge leur a donné tout son crédit. Le 18 juillet 2026, il a enjoint au garde des Sceaux de faire cesser les comportements contraires à la déontologie de certains agents. L'État a été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de procédure.
Cette décision montre l'importance d'un dossier bien construit. Des témoignages nombreux, cohérents entre eux et confirmés par une source indépendante emportent la conviction du juge. Maître Salkazanov l'a résumé devant la presse : « La parole des détenus mérite et doit être écoutée. »
Le ministre de la Justice a contesté cette ordonnance. Devant le Conseil d'État, il soutenait que les accusations ne reposaient sur aucun élément objectif. Il estimait aussi que les mesures déjà prises n'avaient pas été prises en compte.
Le 3 septembre 2026, le Conseil d'État a rejeté son appel. Il ne s'est pas prononcé fait par fait. Il a rappelé que l'administration pénitentiaire a, « à toute époque, l'obligation » d'empêcher de tels comportements par les moyens dont elle dispose. Un ministre ne peut donc pas se plaindre qu'un juge lui rappelle ce devoir. La victoire obtenue par Maître Salkazanov à Caen est ainsi définitivement confirmée.
Après la décision, le ministère a déclaré en prendre acte. Il a toutefois soutenu qu'aucun manquement n'avait été relevé au sein des QLCO. Cette lecture minimise la portée de l'ordonnance. Une chose est certaine. L'injonction du tribunal administratif de Caen reste en vigueur et s'impose à l'administration.
La dignité en détention ne se limite pas à l'absence de violences. Elle suppose aussi de pouvoir être soigné. Au QLCO, les détenus se sont heurtés à de graves difficultés pour accéder aux soins. Forts des résultats déjà obtenus, dix d'entre eux ont de nouveau confié leur défense à Maître Salkazanov.
Le 10 septembre 2026, l'avocat a saisi le tribunal administratif de Caen d'un nouveau référé-liberté, cette fois consacré à la santé. Il a plaidé l'affaire le 18 septembre 2026. Cette procédure s'inscrit dans la continuité de son action. Chaque droit bafoué fait l'objet d'un recours distinct, porté devant le juge compétent.
L'affaire de Condé-sur-Sarthe le démontre. Un dossier solide se construit dans le temps, avec méthode. Plusieurs éléments peuvent faire la différence :
Un avocat expérimenté sait rassembler ces pièces et choisir le bon moment pour saisir le juge. Lorsqu'un élément nouveau apparaît, il peut aussi revenir devant le juge des référés. L'article L. 521-4 du code de justice administrative le permet.
Une injonction n'est pas un conseil. Elle est obligatoire. Si les comportements dénoncés persistent, les personnes détenues peuvent demander au tribunal d'en assurer l'exécution. Le juge peut alors fixer un délai et prononcer une astreinte, c'est-à-dire une somme due par l'État pour chaque jour de retard.
D'autres voies restent ouvertes en parallèle. Le recours indemnitaire permet d'obtenir réparation du préjudice subi. Le recours de l'article 803-8 du code de procédure pénale permet de saisir le juge judiciaire lorsque les conditions de détention sont indignes. En cas de violences, une plainte pénale peut aussi être déposée.
Défendre une personne incarcérée dans un quartier de haute sécurité demande de la persévérance. Les parloirs sont encadrés, les preuves rares, l'administration souvent réticente. À Condé-sur-Sarthe, Maître Charly Salkazanov a fait la démonstration de sa détermination. Il a construit patiemment le dossier de ses clients, obtenu une injonction contre l'État et vu sa victoire confirmée par le Conseil d'État. Il poursuit aujourd'hui le combat sur le terrain de la santé.
Si vous êtes détenu, ou si l'un de vos proches est incarcéré, le cabinet peut vous assister face aux violences en détention, aux fouilles intégrales abusives, au placement à l'isolement, aux sanctions disciplinaires, aux refus de soins ou aux conditions de détention indignes. Maître Salkazanov intervient dans toute la France métropolitaine et en Outre-Mer.
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