Charly Salkazanov
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Quels sont les droits des détenus ? Maître SALKAZANOV avocat des détenus répond

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Quels sont les droits des détenus ? Maître SALKAZANOV avocat des détenus répond
Santé, famille, courrier, travail, dignité : quels droits conserve une personne détenue en prison ? Maître Salkazanov, avocat en droit pénitentiaire à Vincennes, fait le point sur les droits des détenus et explique comment les faire respecter

Quels sont les droits des détenus ? Comment avoir un avocat en prison ? Autant de questions que se posent les personnes détenus ou leurs proches. Maître Salkazanov avocat pour prisonniers répond aux questions des détenus et de leurs familles. Il explique les droits des détenus et comment faire pour avoir un avocat à l'aide juridictionnelle, notamment pour les procédures administratives, dans toute la France.

En prison, la personne détenue perd sa liberté d'aller et venir, mais elle conserve tous ses autres droits. C'est le principe posé par la loi pénitentiaire de 2009 et repris par le Code pénitentiaire : les restrictions doivent se limiter strictement à ce qu'exigent la sécurité, le bon ordre de l'établissement et la prévention de la récidive. Dans la réalité, les droits des détenus sont souvent méconnus, mal appliqués ou tout simplement ignorés.

Le cabinet Salkazanov Avocat défend ces droits au quotidien. Maître Charly Salkazanov, avocat au barreau du Val-de-Marne, exerce comme avocat à Vincennes en droit pénitentiaire, en droit pénal, en droit des étrangers et en droit d'asile. Avocat pour détenus, il intervient dans toute la France, y compris en Outre-Mer, et accepte l'aide juridictionnelle pour les recours administratifs des personnes détenues. 

Une personne détenue garde-t-elle ses droits fondamentaux ?

Oui. L'incarcération n'efface ni la dignité humaine, ni les droits fondamentaux. Le Code pénitentiaire impose à l'administration pénitentiaire de garantir à chaque personne détenue le respect de sa dignité et de ses droits.

La Convention européenne des droits de l'homme s'applique aussi pleinement en prison :

  • l'article 3 interdit la torture et les traitements inhumains ou dégradants ;
  • l'article 8 protège la vie privée et familiale ;
  • l'article 13 garantit le droit à un recours effectif.

Lorsque l'administration pénitentiaire restreint un droit, elle doit pouvoir le justifier. La restriction doit être nécessaire et proportionnée au but recherché. À défaut, la décision peut être contestée devant le juge. La France a d'ailleurs été plusieurs fois condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme, notamment en raison de la surpopulation carcérale. Le rôle de l'avocat des détenus est précisément de rappeler ces principes à l'administration et aux juridictions.

Quels sont les droits d'un détenu en matière de santé ?

Les personnes détenues ont droit à des soins de même qualité que le reste de la population. Les soins ne sont pas assurés par l'administration pénitentiaire, mais par l'hôpital public. Il intervient au sein de l'établissement grâce aux unités sanitaires en milieu pénitentiaire (USMP), et pour la psychiatrie, aux services médico-psychologiques régionaux (SMPR).

Concrètement, une personne détenue a droit :

  • à une consultation médicale dès son arrivée en détention ;
  • à l'accès à un médecin, à un dentiste et à des soins psychiatriques ;
  • au secret médical, qui s'impose aussi en prison ;
  • à des extractions médicales vers l'hôpital lorsque son état le nécessite ;
  • à la continuité de ses traitements.

Lorsque l'état de santé devient incompatible avec la détention, il est possible de demander une suspension de peine pour raison médicale, ou une mise en liberté pour motif médical pour une personne en détention provisoire. Un refus de soins, un retard de prise en charge ou une extraction médicale annulée à répétition peuvent engager la responsabilité de l'État. Un avocat peut alors agir en urgence et demander réparation au nom de son client.

Quels sont les droits d'un détenu pour garder le lien avec sa famille ?

Le maintien des liens familiaux fait partie des droits des détenus les plus importants. Il est protégé par l'article 8 de la CEDH et constitue l'une des meilleures garanties contre la récidive. Plusieurs dispositifs existent :

  • les visites au parloir, grâce à un permis de visite. Il est délivré par le chef d'établissement pour une personne condamnée, et par le magistrat en charge du dossier pour une personne en détention provisoire ;
  • les unités de vie familiale (UVF) et les parloirs familiaux, qui permettent de recevoir ses proches plusieurs heures, voire plusieurs jours, dans un espace plus intime ;
  • le téléphone, depuis les points phone ou le téléphone fixe installé en cellule dans de nombreux établissements ;
  • la correspondance écrite, sans limitation du nombre de lettres.

Un refus, une suspension ou un retrait de permis de visite doit être motivé et peut être contesté. Il en va de même pour un refus d'accès aux UVF ou une affectation très éloignée de la famille. Ces décisions pèsent lourdement sur la personne détenue et sur ses enfants. Un avocat en droit pénitentiaire peut les remettre en cause devant le tribunal administratif.

Le courrier et les appels d'un détenu sont-ils surveillés ?

En principe, oui. Le courrier des personnes détenues peut être lu par l'administration pénitentiaire, et les appels téléphoniques peuvent être écoutés et enregistrés, sauf exceptions. Cette surveillance a toutefois des limites strictes.

La correspondance avec l'avocat est protégée : elle ne peut être ni lue, ni retenue. Il en va de même pour les échanges avec certaines autorités, comme le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL), le Défenseur des droits ou les juridictions. Les appels à l'avocat ne peuvent pas non plus être écoutés.

C'est un point essentiel : une personne détenue peut écrire librement à son avocat pour détenus, sans que l'administration en prenne connaissance. Elle peut ainsi lui exposer sa situation, dénoncer des violences ou contester une décision.

Une personne détenue a-t-elle le droit de travailler et de se former ?

Oui. Le travail en détention est un droit, pas une obligation. Depuis 2022, il est encadré par un contrat d'emploi pénitentiaire, qui apporte des garanties nouvelles : rémunération minimale, conditions de travail, protection en cas d'accident. Le travail peut être proposé par l'administration (service général), par des entreprises (concession) ou dans des ateliers dédiés.

La personne détenue a aussi droit à l'enseignement et à la formation professionnelle : alphabétisation, préparation de diplômes, formations qualifiantes, études à distance. Ces activités donnent du sens au temps passé en détention. Elles sont aussi valorisées lors des demandes d'aménagement de peine et de réduction de peine.

Plusieurs décisions peuvent être contestées : un refus d'accès au travail ou à une formation, un déclassement injustifié, une rupture abusive du contrat d'emploi pénitentiaire. L'avocat des détenus vérifie que les règles ont été respectées et défend les droits de son client.

Quels autres droits conserve une personne détenue ?

La liste des droits des détenus ne s'arrête pas là. La personne détenue conserve notamment :

  • la liberté de culte, avec l'accès aux aumôniers des différentes religions ;
  • le droit de vote, si elle n'a pas été privée de ses droits civiques, grâce notamment au vote par correspondanceorganisé en prison ;
  • le droit à l'information, par la presse, la télévision et la bibliothèque ;
  • le droit d'être consultée sur les activités proposées dans l'établissement ;
  • le droit au respect de son intimité, qui encadre strictement les fouilles ;
  • le droit à des conditions matérielles de détention dignes : espace, hygiène, lumière, chauffage, accès à la douche et à la promenade ;
  • le droit à la protection de son intégrité physique, y compris contre les violences d'autres détenus ou de personnels.

Chacun de ces droits peut être invoqué devant le juge s'il est méconnu. Les personnes détenues étrangères disposent en plus de droits spécifiques, notamment l'accès à un interprète et le contact avec leurs autorités consulaires.

Que faire quand l'administration pénitentiaire ne respecte pas les droits d'un détenu ?

Il existe plusieurs voies de recours. L'avocat en droit pénitentiaire choisit la plus adaptée selon la situation et l'urgence :

  • la requête auprès de la direction de l'établissement, première étape souvent nécessaire ;
  • le recours administratif auprès de la direction interrégionale des services pénitentiaires, obligatoire en matière disciplinaire ;
  • le recours en excès de pouvoir devant le tribunal administratif, pour faire annuler une décision illégale ;
  • le référé-liberté, lorsqu'une liberté fondamentale est gravement menacée : le juge statue en principe sous 48 heures;
  • le recours pour conditions de détention indignes devant le juge judiciaire, prévu par l'article 803-8 du Code de procédure pénale ;
  • l'action en indemnisation contre l'État ;
  • la saisine du CGLPL ou du Défenseur des droits.

Le choix de la bonne procédure, le respect des délais et la qualité des preuves sont décisifs : témoignages, certificats médicaux, courriers, photos lorsqu'elles sont disponibles. C'est tout l'intérêt d'être accompagné par un avocat pour détenus qui connaît le Code pénitentiaire et les juridictions. Pour les personnes détenues, ces recours administratifs peuvent être menés au titre de l'aide juridictionnelle.

Pourquoi faire appel à Maître Salkazanov pour défendre les droits d'un détenu ?

Maître Charly Salkazanov a fait de la défense des droits des détenus l'un des axes majeurs de son engagement. Il est fondateur de l'ADPI (Association pour les droits des personnes incarcérées) et formateur en droit pénitentiaire à l'École de Formation du Barreau de Paris. Il intervient régulièrement dans les médias pour dénoncer la surpopulation carcérale et les atteintes à la dignité en prison.

Santé, liens familiaux, travail, courrier, conditions de détention indignes, violences : quel que soit le droit en cause, votre avocat en droit pénitentiaire analyse la situation. Il explique clairement les options possibles et engage les procédures adaptées. Personne détenue ou proche, vous n'êtes pas seul face à l'administration pénitentiaire.

Le cabinet est installé à Vincennes, dans le Val-de-Marne. Avocat des détenus partout en France, Maître Salkazanov intervient dans tous les établissements pénitentiaires, y compris en Outre-Mer. L'aide juridictionnelle est acceptée pour les recours administratifs des personnes détenues.

Contactez Maître Salkazanov :

  • Téléphone : 01.43.74.59.85
  • Formulaire de contact 
  • Aide juridictionnelle acceptée pour les recours administratifs des personnes détenues

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